Grabville : l’innovation au service du réemploi

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Source : Taber Andrew Bain

Faire ses rénovations – tout comme déménager – c’est aussi avoir son lot de matières résiduelles à gérer. C’est le constat qu’a fait Frédéric Proulx alors qu’il faisait des travaux dans sa nouvelle demeure. Des vieux meubles, du bois, de gypse, des pots de peinture et des vieux pinceaux… trouver comment disposer de tout ça manière responsable peut être un réel casse-tête! Quelles sont les solutions pour favoriser leur réemploi ou leur recyclage?Des matières pas comme les autres

Selon la plus récente étude québécoise publiée à ce sujet, nous jetons chaque année :

116 000 tonnes d’encombrants.

  • Les meubles, électroménagers, accessoires de jardin, matelas, jouets de grande taille, miroirs, lampes, lavabos ont pourtant un fort potentiel de réutilisation!

Le fait d’apporter un meuble à l’écocentre ou de le faire ramasser par la ville ne garantit pas qu’il sera détourné de l’élimination. « En effet, la difficulté de trouver une voie de valorisation stable ainsi que les coûts liés au transport de certaines matières vers un recycleur ne laissent souvent pas aux gestionnaires d’écocentre d’autre solution que l’élimination » (RECYC-QUÉBEC, 2009). Si un divan ou un frigo n’a pas atteint sa fin de vie utile, aussi bien tenter de trouver une personne que cela intéresserait!

Meubles scrap
Lorsqu’ils sont en fin de vie utile, les vieux meubles peuvent être apportés à l’écocentre ou collectés par votre municipalité.

255 000 tonnes de résidus de construction, rénovation et démolition.

  • Le bois, le béton, l’asphalte et le gypse peuvent être réemployés ou recyclés.

25 600 tonnes de résidus domestiques dangereux.

  • Les piles, les huiles usées, les aérosols, la peinture, les ampoules fluocompactes et les produits électroniques sont des produits pour lesquels il existe des programmes spécifiques de récupération et de recyclage. Les apporter dans un point de dépôt (plutôt que de les mettre aux poubelles) évite que des matières dangereuses ne contaminent les lieux d’enfouissement.

Les encombrants, les matériaux de construction et les résidus domestiques dangereux représentent 12% de l’ensemble de nos matières et 50 kg de déchet par personne par année. Alors, comment les gérer autrement?

Une solution technologique pour simplifier la gestion des matières résiduelles

En faisant des recherches à ce sujet, Frédéric Proulx a pu constater qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour réduire la quantité de matières envoyée à l’élimination. C’est ce qui l’a mené à créer Grabville en septembre 2015.

Le champ d’action de l’entreprise se décline en 3 principaux volets.

1. Un service de collecte sur demande par messagerie texte ou par la page Facebook de l’entreprise pour aider les citoyen(ne)s à demander une collecte rapidement et  recevoir la meilleure offre d’achat par une entreprises ou un organisme local.

2. Un canal d’échange entre citoyens et citoyennes pour la vente de gros objets usagés grâce à un réseau de transporteurs indépendants.

AppPhoneGrab

  • Une personne souhaitant vendre un objet l’annonce sur la plateforme.
  • Une personne intéressée peut faire une demande d’achat.
  • Grabville met en relation l’acheteur avec la personne offrant le meilleur coût de transport.

3. Une cartographie des sites de récupération répertoriant l’ensemble des acteurs de l’économie circulaire et de la récupération sur le territoire, incluant les points de dépôt pour les résidus domestiques dangereux.

Carte Grabville
Cartographie des sites de récupération

De plus, l’entreprise assure la traçabilité des matières gérées et fournit aux municipalités des données leur permettant de faire des campagnes de sensibilisation ciblées.

Un projet-pilote à La Prairie

C’est à La Prairie qu’a eu lieu le premier projet de Grabville. Au terme de 3 mois, 2 200 portes ont été connectées. C’est donc près du quart de la population qui a utilisé le service.

À La Prairie, 20 tonnes d’objets ont eu une seconde vie plutôt que d’être éliminées.

Et les prochaines étapes?

« Un projet pilote vient d’être implanté à Saint-Constant et nous travaillons sur un projet similaire dans trois arrondissements de Montréal qui devrait être lancé au courant des prochaines semaines. En parallèle, nous sommes en train de nous développer au Cambodge et au Vietnam! » explique M. Proulx.

Vous voulez en savoir plus? Le lancement officiel de Grabville au Québec aura lieu ce soir à 17h à WeWork l’Avenue à Montréal. Les intéressé-e-s peuvent s’inscrire ici 😉

Pour plus d’information

 

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Une réflexion sur “ Grabville : l’innovation au service du réemploi ”

  1. Le problème est toujours celui de la propagation des punaises de lits. Un beau divan qui n’est pas arrévé en fin peut cacher une infestation de punaises qui n’est pas encore officiellement déclarée ni visible à l’œil nu. Beaucoup de ramasseurs et d’accumulateurs compulsifs ne se soucent malheureusement pas de ce fait mais d’autres sont plus prudents à cet égard alors que d’autres sont malheureusement trop peu à connaître l’ampleur du problème. Le réemploi devient donc une lame à double tranchant par les temps qui courent.

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