5 idées pour réduire votre impact environnemental informatique

internet-2À chaque seconde, on envoie à travers le monde 58 520 requêtes sur Google, on visualise 67 791 vidéos sur YouTube et 2 556 204 courriels sont envoyés (et près de la moitié sont des pourriels).

Les technologies de l’information (TIC), soit tous les équipements informatiques qui permettent de traiter, stocker et communiquer par voie électronique, représenteraient de 2 à 10 % des émissions de gaz à effet de serre selon les études sur le sujet.

Envoyer une vidéo, faire une requête internet, mettre des données sur le nuage : voilà des gestes que nous réalisons de quotidien. Mais qu’en est-il de leur impact environnemental et que peut-on faire pour le réduire? Voici quelques solutions concrètes pour y arriver 😊

Les requêtes d’information

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Lorsque nous effectuons une requête sur un moteur de recherche, la question que nous posons est envoyée à des milliers de serveurs afin qu’ils trouvent les résultats qui nous seront affichés par la suite. Les serveurs sont situés un peu partout sur la planète dans d’énormes centres de données, qui utilisent d’imposantes quantités d’électricité.

Ce petit geste anodin, répété plusieurs fois par jour, fait travailler beaucoup d’appareils électroniques et requiert plus d’énergie qu’on peut le percevoir en étant derrière notre écran…!

Voici quelques alternatives pour agir concrètement à ce sujet.

1. Réduire ses requêtes… une forme de simplicité volontaire

Avec l’omniprésence d’Internet, nous avons au fil des années perdues certains réflexes qui étaient pourtant généralement efficaces pour arriver à nos fins. En prenant conscience de cette situation, et de l’impact intangible associé à des gestes maintenant rendus banaux, je tente d’intégrer des habitudes pour réduire mon utilisation (parfois frénétique, je l’avoue) d’Internet.

Comme par exemple utiliser un dictionnaire (!) pour chercher un mot ou prendre un chemin que je connais plutôt que de chercher LE trajet qui nous fera gagner deux minutes au total (le temps de faire la recherche et j’ai manqué mon bus…)

Et même, regarder le monde qui m’entoure plutôt qu’une vidéo de chat 🐱

Le visionnement de vidéos sur YouTube équivaudrait à 1,2% de la consommation électrique mondiale, soit 10 fois plus qu’en 2012!!!

Tant d’actions qui peuvent, bout à bout, réduire mon empreinte carbone.

2. Mettre à sa liste de favoris à jour

Vous fréquentez souvent les mêmes sites Internet? Vous pouvez tout simplement les enregistrer directement dans votre barre de favoris (ou même taper directement l’adresse du site si vous vous en souvenez)!

Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), ce simple geste diviserait par quatre les émissions de gaz à effet de serre.

3. Choisir un moteur de recherche écolo

Tant qu’à faire des recherches sur Internet, pourquoi ne pas planter des arbres? C’est le pari qu’a pris Ecosia, un moteur de recherche qui utilise une partie de ses revenus publicitaires pour planter des arbres. Depuis ses débuts, 6 millions d’arbres ont été plantés! Pour l’avoir testé, cela fonctionne très bien.
ecosia

Courriels, stockage informatique et compagnie

En 2015, 205 milliards de courriers électroniques étaient envoyés chaque jour dans le monde. L’impact environnemental des courriels correspondrait à celui de 3,3 millions d’automobilistes en un an.

Le stockage des courriels et des pièces jointes sur un serveur est aussi un enjeu important : plus le courriel lourd et est conservé longtemps, plus son impact sur le changement climatique sera important. Ce qui mène au point suivant…

4. Faire le ménage

C’est le temps des bonnes résolutions pour 2017! Alors pourquoi ne pas faire le grand ménage de vos courriels et sites de stockage d’information (les Dropbox et Google Drive de ce monde)? En plus d’être une opération satisfaisante, c’est parfois divertissant (dans le cas des vieux courriels par exemple).

En faisant le tour de vos vieux messages, vous serez sûrement à même de constater que certaines listes d’envoi auxquelles vous êtes abonné(e)s ne vous intéressent plus vraiment. Voilà une belle occasion de vous désabonner. Le désencombrement, ça se passe aussi dans la boîte courriel!

(Et plus besoin d’attendre au printemps pour faire le grand ménage, il y a de quoi faire à l’année! 😋)

5. Limiter notre utilisation de courriels

 

La taille des pièces jointes et le nombre de destinataires d’un courriel sont des facteurs qui en influencent leur empreinte carbone.

impact-courriels
Source : e-rse.net

Finalement, la réduction à la source est un geste qui s’applique dans tous les domaines!

Vous cherchez d’autres idées de résolutions pour 2017? Voici en rappel ma chronique radio du 29 décembre 2015 : Des résolutions écolo pour 2016.

Pour plus d’information

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2 réflexions sur « 5 idées pour réduire votre impact environnemental informatique »

    1. Merci Violaine, contente que tu aies apprécié l’article! En simplifiant notre mode de vie, on a généralement un impact environnemental positif 🙂

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