Villeray en transition – rompre avec le pétrole grâce aux initiatives locales

Agir localement pour contrer le réchauffement climatique, c’est possible! Le mouvement des villes en transition en est un exemple inspirant. Des milliers d’initiatives prennent place partout sur la planète pour proposer des alternatives viables sur les territoires : aménagement urbain à faible impact, agriculture urbaine, transport actif, économie du partage, commerces proposant des produits locaux, équitables et éthiques, et bien plus encore! À Montréal, Villeray en transition est au cœur de plusieurs projets visant à réduire la dépendance aux hydrocarbures.

louise-lacroix

Louise Lacroix, militante écologiste et féministe, s’implique dans l’aventure depuis ses débuts en 2011. J’ai rencontré cette passionnée d’agriculture urbaine – formée en permaculture –  au mange-trottoir (projet inspiré des Incroyables comestibles).

B.à.B. Qu’est-ce qui vous amené à vous impliquer dans Villeray en transition?

L.L. Comme plusieurs personnes engagées, je suis passée par une phase où je vivais un certain découragement par rapport aux possibilités réelles de changer les choses. C’est dans ce contexte que j’ai été mise en contact avec le concept de villes en transition.

Quand j’ai lu le Manuel de transition de Rob Hopkins, instigateur du mouvement des villes en transition, j’ai été particulièrement enthousiasmée par la vision positive du mouvement. Enfin des actions concrètes! Pourquoi ne pas tenter le coup?

C’est dans cet état d’esprit que je me suis rendue à une projection-discussion qui avait lieu au Café l’Enchanteur en 2011. Je connaissais plusieurs des organisateurs et organisatrices et, drôle de coïncidence, ils avaient besoin d’une personne formée en permaculture pour être officiellement reconnus comme une initiative de ville en transition. J’étais justement en train de suivre ma formation… Je m’implique activement dans le projet depuis!

B.à.B. Comment est-ce que le mouvement s’est développé au fil des années?

L.L. La première grosse action a eu lieu en 2012. Conjointement avec le groupe de travail sur l’agriculture urbaine, nous avons lancé une pétition afin de demander une consultation publique sur l’agriculture urbaine à Montréal. Après avoir contribué à récolter les 10 000 signatures nécessaires, nous avons organisé le Sommet de l’agriculture urbaine de Villeray, et trois mémoires ont été rédigés par les citoyennes et les citoyens. Ça a été un véritable coup d’envoi! Depuis, plusieurs projets – comme le mange-trottoir – ont été développés par des participantes et participants à Villeray en transition.

mange-trottoir

Le projet phare de l’heure est l’atelier coopératif la Remise, qui vient de célébrer sa première année d’ouverture et fonctionne très bien! On y retrouve une bibliothèque d’outils, un atelier de travail et diverses formations y sont organisées tout au long de l’année. Ce projet citoyen – et géré 100% par des bénévoles – a été financé en grande partie par de gens souhaitant sa mise sur pied. La campagne de sociofinancement a d’ailleurs dépassé les attentes : c’est dire que sa mission rejoint plusieurs personnes!

logo-la-remise

Personnellement, je travaille beaucoup à la mise en commun des ressources pour les projets en agriculture urbaine. C’est avec cette idée en tête que j’ai initié la Société écologique horticole de Villeray (SEHV). L’objectif est de créer un réseau d’entraide, d’achats de semences regroupées et d’échange de connaissances.

Il y a aussi plusieurs projets dont les missions sont cohérentes avec le mouvement des villes en transition. Pour n’en nommer que quelques-uns :

  • Les fruits défendus du Santropol roulant : projet de cueillette bénévole de fruits d’arbres fruitiers et de redistribution aux banques alimentaires et organismes communautaires.
  • Partage ta terre : initiative citoyenne visant à développer de nouveaux espaces de jardinage, principalement sur les propriétés privées (entente prêteur/jardinier).
  • Alvéole : organisme qui accompagne les individus et les organisations dans le maintien des colonies d’abeilles et la production de miel.
  • Les ruelles vertes et les jardins communautaires.

« Rompre avec le pétrole, c’est avant tout aller vers une organisation plus locale, conviviale, saine et résiliente. » Villeray en transition

B.à.B. Comment est-ce que vos convictions influencent votre mode de vie?

L.L. Elles l’influencent beaucoup! C’est tout mon mode de vie qui est organisé autour de mon engagement.

Pour faire de la cueillette, du cannage, du jardinage, cuisiner, récupérer, réutiliser : je passe une grande partie de mes loisirs à m’impliquer et à mettre en œuvre des actions qui me permettent de vivre en cohérence avec mes valeurs.

Je le fais avec plaisir, c’est important que l’implication et l’engagement soient agréables, et non vécus comme des obligations.

Vous souhaitez vous impliquer dans Villeray en transition? Il y a de la place pour tout le monde 🙂

Pour plus d’information

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