Vêtements, consommation responsable et alternatives

t-shirtL’industrie vestimentaire est la 2e plus polluante mondialement, après celle du pétrole. Hyper-consommation d’eau, de produits toxiques et conditions de travail parfois proche de l’esclavagisme sont autant d’enjeux encourageant à remettre en question le modèle actuel sur surproduction et de surconsommation de vêtements.

La consommation vestimentaire a augmenté en flèche au courant des dernières décennies : nous achetons 4 fois plus de vêtements qu’il y a 20 ans. Au Québec, nous jetions en moyenne 11 kg de vêtements par personne par année en 2012-2013. C’est donc près de 90 000 tonnes de vêtements qui prennent le chemin de l’élimination chaque année.

Le coton est un tissu très répandu et consommé. Or, la production d’1 kg de fibres de coton nécessite de 6 000 à 27 000 litres d’eau, avant même sa transformation. De plus, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la culture du coton utilise 2,5% des surfaces cultivables mondiales et engloutit jusqu’à 25% des pesticides et 10% des herbicides mondiaux! Et une fois le coton transformé en vêtement, ces substances demeurent présentes…

La capsule vidéo humoristique Louis T datant de mars dernier résume bien les impacts environnementaux et sociaux liés à cette industrie. Des travailleurs et travailleuses sous-payés (2$ par jour dans l’exemple présenté) dans des usines parfois délabrées – pensons à l’effondrement d’une usine qui a eu lieu au Bangladesh en 2013 qui a fait plus de 1000 mort(e)s – exposé(e)s à des produits toxiques… pour produire de quoi alimenter jusqu’à 18 collections annuelles de grandes chaînes commerciales!

Des choix plus responsables au niveau social et environnemental

Bonne nouvelle : plusieurs alternatives et ressources existent pour guider nos choix 😉

En voici quelques unes :

  • Greenpeace a mis en place un classement « detox » afin d’identifier les entreprises qui font un effort pour réduire la consommation de produits toxiques et celles qui, au contraire, sont à proscrire.
  • Équiterre propose un Guide du vêtement responsable

Parmi les marques éthiques, celles portant le label « Child labour free »  est particulièrement inspirante. Un de ses objectifs est de venir en aide aux régions les plus touchées par le problème afin de trouver des alternatives au travail des enfants et d’enclencher une transition, pour que les mineurs puissent retrouver la liberté d’être des enfants.

Finalement, l’achat de vêtements usagés ou encore faits localement et avec des produits biologiques sont aussi des moyens intéressants pour limiter nos impacts environnemental et social. Et avant même de considérer l’option de l’achat, pourquoi ne pas organiser un échange de vêtements entre ami(e)s?

Les échanges de vêtements et d’objets comme substitut à la (sur)consommation

Vous avez des vêtements qui ne vous plaisent plus ou que vous avez arrêté de porter depuis belle lurette? Des objets qui traînent chez vous sans grande utilité? Voilà une belle occasion d’organiser une séance d’échange et de partage avec votre entourage!

L’automne dernier, je suis allée pour la première fois à un échange d’objet et de vêtements chez Catherine Gallichand, blogueuse à Vert ton style. Nous étions une dizaine à avoir apporté des vêtements et objets de toute sorte, dans l’espoir qu’ils puissent faire le bonheur de quelqu’un d’autre. Pour agrémenter le tout, chacun avait concocté un plat et un buffet alléchant nous accompagnait tout au long de la soirée.

Le résultat de cette mise en commun est assez impressionnant : le salon de Catherine était plein à craquer!

Échange objets vêtements
Une partie des vêtements et objets apportés chez Catherine

Les gens achètent de nouveaux vêtements parce qu’ils sont tannés des leurs. En faisant des échanges comme ça, on n’achète plus de neuf et on réduit notre consommation de vêtements. Cela comble le besoin tout en permettant d’économiser et de limiter l’impact environnemental de notre mode de vie. –  Catherine Gallichand, Vert ton style

J’y ai trouvé plus que mon compte, avec une nouvelle gourde (je les perds fréquemment, à mon plus grand dam), quelques morceaux de linge (dont une super paire de pantalons sports que je porte religieusement depuis) et un maillot de bain. Tout ça en discutant avec des personnes intéressantes et en ayant l’occasion de partager mes biens pour leur donner une seconde vie!

Les vêtements et objets restants ont été donnés au YWCA, où Catherine sait qu’ils auront leur utilité et seront redistribués à des personnes dans le besoin. Elle a d’ailleurs fait un répertoire des friperies à but non lucratif de la région de Québec.

« Les vêtements d’occasion, c’est un marché. Le fait d’aller porter des vêtements à un gros commerce – comme le Village des valeurs – enlève des ressources potentielles à d’autres friperies et petits commerces. »

À l’orée du printemps, on change tranquillement de vêtements pour s’adapter à la nouvelle température qui se décidera bientôt (on l’espère) à nous chauffer la couenne. N’est-ce pas là une belle occasion d’organiser un échange de vêtements entre ami(e)s? 🙂

Pour plus d’information

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