Les Vivats de l’environnement : s’inspirer, choisir et agir

VivatsLe 5 avril dernier, j’ai assisté à la 5e cérémonie des Vivats de l’environnement, qui souligne les initiatives écoresponsables des organisateurs et organisatrices d’événements au Québec. Ce fut une belle occasion d’en apprendre d’avantage sur tous les projets qui sont développés et les actions prises pour avoir des retombées sociales, environnementales et économiques positives.

Plusieurs se demandent sûrement : qu’est-ce qu’un événement écoresponsable? Hé bien c’est un événement qui intègre des mesures afin de réduire son impact environnemental. Cela qui passe entre autres par une meilleure gestion des matières résiduelles et de l’énergie, mais l’écoresponsabilité est beaucoup plus large et englobante! Il est également question de consommation responsable et d’approvisionnement local, d’inclusion sociale, de sensibilisation, etc.

Quelques exemples d’initiatives inspirantes

Plusieurs événements et festivals travaillent d’arrache-pied pour proposer des mesures écoresponsables. Voici quelques exemples d’initiatives qui ont été présentées tout au long de la journée au superbe Cabaret du Lion d’Or 🙂

Animateurs Vivats.jpg
Étienne Larrivée-Roy, Jean-Sébastien Busque et le groupe les Funk Keys animaient la soirée

 

  • Le Concours de châteaux de sable des îles-de-la-Madeleine, qui fonctionne sans approvisionnement en électricité (ou presque : un seul poteau alimente tout le site!) et prend action pour protéger les espèces menacées en disposant des passerelles sur la plage et en identifiant des zones dédiées aux activités.
  • Le festival Eau Grand Air, lauréat d’un grand Vivat pour les événements ayant un budget de 500 000$ et moins, qui fonctionne grâce à une équipe 100% bénévole (8000 heures de bénévolat compilées!) et redonne tous les profits à sa communauté.
  • La fête des neiges de Magog, qui a atteint un taux de valorisation global de 96,3% de ses matières résiduelles : c’est donc moins de 5% qui trouvent le chemin des poubelles!
  • Un congrès de l’Ordre des administrateurs agréés 100% sans papier, pratique très bien accueillie par les participant(e)s!

Plusieurs autres initiatives ont été réalisées, comme vous pourrez le voir dans les fiches descriptives des finalistes 2016. Je reviens ici sur deux aspects qui me semblent aussi particulièrement intéressant : l’alimentation et l’accessibilité.

L’alimentation, un enjeu incontournable

« L’alimentation est un des aspects de notre vie sur lequel on peut agir concrètement pour limiter notre impact environnemental » Jean-Sébastien Busque, co-animateur Les verts contre-attaquent.

L’alimentation est un enjeu récurrent et quotidien, et les résidus alimentaires constituent une source de pollution importante s’ils ne sont pas redistribués à temps. Nous avons eu la chance d’entendre Jean-François Archambault de la Tablée des Chefs qui nous a parlé du projet de jumelage entre des restaurateurs et de organismes communautaires afin de créer un réseau de distribution des surplus alimentaires.

« Nous avons réussi à récupérer un demi-million de repas, et ce n’est qu’un début! Il y a un potentiel de récupérer jusqu’à 3 millions de repas dans les hôtels et restaurants du Québec à chaque année. » Jean-François Archambault, la Tablée des Chefs

L’accessibilité universelle

L’accessibilité physique et financière sont aussi partie intégrante d’une démarche écoresponsable, pour l’inclusion de tous et de toutes.

Le FestiVoix de Trois-Rivières a bien intégré ce principe, notamment en organisant plusieurs spectacles dans les Centre d’hébergement pour des soins de longue durée (CHSLD) et en donnant des laissez-passer à des organismes communautaires de la région afin qu’ils soient redistribués aux familles à faible revenus et qu’elles puissent elles aussi participer à l’événement.

AccessibilitéEncore aujourd’hui, plusieurs ont un accès limité à certaines activités (et même à des services tels que le transport en commun). L’accessibilité aux personnes à mobilité réduite a encore beaucoup de chemin à faire, même si de plus en plus d’initiatives sont développées en ce sens. Or, comme l’a judicieusement fait remarquer André Leclerc de l’organisme Kéroul :

« Si l’homme a été capable d’aller sur la Lune, il devrait être capable d’aller partout sur la Terre. »

Choisir ses événements, mais aussi agir individuellement

Festif
Kit zéro déchet pour le Festif!

Alors, en tant que festivalière potentielle, il est clair que l’écoresponsabilité est un des aspects qui entre en jeu au moment de choisir mes activités estivales (et comme vous pouvez le constater, il y a du choix au Québec!).

L’été dernier, j’ai eu la chance d’assister au Festif! De Baie-Saint-Paul alors que je participais au défi Juillet sans plastique. Le festival avait gagné plusieurs lauréats en 2015, notamment en raison de son offre de produits locaux dans les kiosques alimentaires. Et, fait intéressant, il avait mis en place un système de consigne pour les verres de bière!

Au-delà des mesures mise en place par les festivals et événements, nous pouvons aussi agir individuellement. Les décisions que nous prenons ont un impact sur la quantité de déchets générés dans un événement. Parce que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, traîner son « kit zéro déchet » est toujours de mise : la vaisselle lavable vaut encore mieux que la compostable 😉

 

Pour plus d’informations

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