Les dessous du vrac : fonctionnement et pistes de réflexions

Vrac CRAC -1La coopérative d’alimentation de Crac aliments sains existe depuis 1974. À la base, il s’agissait d’un groupe d’achats. Il a pris de l’ampleur pour atteindre sa forme actuelle d’épicerie de quartier. Avec un large éventail de produits en vrac, il s’agit d’un cas de figure intéressant pour mieux comprendre comment fonctionne ce type de commerce.

J’ai eu la chance de rencontrer Bernard Houle, qui en est le gérant depuis près de 20 ans. Voici les principaux apprentissages que j’ai tiré de notre discussion. Normes d’hygiène et de salubrité : Il n’y a pas de marche à suivre particulière pour offrir des produits en vrac, ni de demande de permis à effectuer. Sur le site du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), il est mentionné :

En général, il n’y a pas d’émissions de permis pour la vente en gros, sauf pour les produits carnés (viandes) et les produits marins.

Donc, les inspecteurs du MAPAQ visitent principalement pour s’assurer des conditions d’hygiène et de salubrité du volet  »restauration » du commerce, et du respect des normes de présentation et d’étiquetage pour les produits biologiques qui y sont vendus.

Bio ou en vrac : encore des choix! Les produits offerts en vrac ne sont généralement pas biologiques, mais ils se vendent 2 à 3 fois plus en raison des coûts moins élevés. Ainsi, l’administration a fait le choix de pré-emballer la plupart des produits biologiques, car ils perdraient de la fraîcheur s’ils étaient en vrac.

Apporter ses contenants, un comportement encore marginal. La marche à suivre est simple : vous allez au comptoir ou à la caisse faire peser vos contenants, et on soustrait ce poids pour calculer la somme due par produit. Je me suis informée et, comme pour le reste, il n’y a pas de normes à respecter concernant ces contenants que l’on apporte. Forte de cette information, j’ai pu trouver une fromagerie prête à empaqueter ses produits dans mes contenants 😀

Malgré le fort intérêt de la clientèle pour le vrac, il semblerait que seulement 5 à 10% des clients apportent leurs propres contenants pour les remplir sur place. Il y a donc clairement place à l’amélioration!

Ça prend un peu de préparation, c’est sûr. Mais traîner des contenants, ça ne prend pas nécessairement beaucoup de place (surtout les sacs) et c’est une habitude qui permet de limiter la quantité de plastique que nous consommons! Je reviens d’ailleurs d’une boulangerie, et ils ont accepté sans problème d’utiliser mon sac pour y mettre le pain tranché. Y’a pas de quoi être gêné(e)!

Bonne fin de semaine!

Vrac CRAC -2

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10 réflexions sur « Les dessous du vrac : fonctionnement et pistes de réflexions »

  1. Après avoir lu le livre de Béa Johnson Zéro déchet, j’ai voulu faire la transition drastique vers le vrac pour faire comme elle, en me disant que, comme elle, j’allais diminuer mes dépenses annuelles. Hé bien ce fut carrément le contraire. Nous avons examiné nos factures pour faire des comparatifs pour le prix de chaque produit par 100g. Chez l’Ère du Vrac, on paie 3 fois plus cher que chez Costco. Notre facture était très salée chaque semaine, et donc nous n’y allons plus. Je suis triste, parce qu’il y avait de la qualité et du choix, et le personnel était super accueillant. Mais c’est beaucoup plus une épicerie fine qu’une épicerie de tous les jours… Alors je me rabats sur des produits achetés en grosse quantité que je partage ou je conserve intelligemment. Pour l’instant, Québec ne semble pas offrir de prix compétitifs pour le vrac…

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    1. Bonjour Sophie,

      La transition vers le vrac est un gros changement d’habitude et, en effet, elle ne mène pas nécessairement à une réduction des dépenses en alimentation. Il est clair que Costco offre des prix compétitifs, et que l’achat de grands formats est déjà un bon pas vers la réduction des déchets. Personnellement, mes choix d’achat en vrac ne sont pas motivés par une réduction de coûts. Quoique je n’aie pas comparé, je n’ai pas l’impression de faire des économies en optant pour le vrac. Peut-être que d’autres commerces offrent des prix plus intéressants pour des produits en vrac? En espérant que la démocratisation de l’achat sans emballage mène à une réduction de prix 🙂

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  2. Mon vrac favori est suis des halles Fleur de Lys: l’Ère du Vrac. J’aime la « carotte joyeuse » mais il y a une grande place à l’amélioration (surtout au niveau du rangement et donc de l’hygiène).

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    1. Merci de ton commentaire Isabelle, je ne connaissais pas ce commerce. Et est-il possible d’apporter ses propres contenants à l’Ère du vrac?

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  3. J’achète déjà en vrac au Crac, mais je ne savais même pas qu’on pouvait aussi y apporter nos propres contenants! Je suis contente de le savoir (grâce à cet article)! S’il y a aussi peu de gens qui apportent leurs contenants, c’est sûrement signe que ce n’est pas indiqué assez clairement.

    Aussi, par rapport à la salubrité, si je comprends bien, il n’y a donc AUCUNE inspection à ce niveau quand ça concerne le vrac (mis à part les viandes et poissons)? Considérant que tout le monde peut manipuler les équipements à leur guise, est-ce que ça ne représente pas un certain problème quant à la contamination des aliments?

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    1. Effectivement il n’y a pas d’indications claires sur la possibilité d’apporter des contenants! Mais le vrac sans cette option, ça me semble perdre un peu de son sens 😉 C’est sûr que des règles de salubrité doivent être respectées, comme c’est le cas dans les épiceries. Mais ce que j’ai compris, c’est qu’il n’y a pas de contrainte supplémentaire pour offrir du vrac. Un des risques pour la contamination des aliments est de ne pas apporter des contenants propres (cela pourrait alors avoir un impact sur les produits achetés en vrac). M. Houle semblait dire qu’ils n’ont pas eu de problème au niveau de la salubrité dans le commerce, mais certains produits ont été retirés du vrac, comme le sucre qui se densifie et les fruits séchés qui sèchent trop.

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  4. Quelle belle idée! J’ ai connu la Vrac presque à ses débuts. Ça fait chaud au coeur de constater que cet établissement perduré et continue d’évoluer avec de nouvelles propositions

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